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Groupe folklorique de la vallée d'Ossau

Isabelle M.

Les chausses

Chausse ossaloise

Chausse ossaloise

Elles sont portées aussi bien par les hommes que par les femmes. Elles peuvent être de couleur foncée (noire) pour les travaux quotidiens ; et les jours de fêtes hommes et femmes abhorrent des chausses de couleur blanche.

Chausses noires

Chausses noires

Elles étaient, dit-on, tricotées par le berger comme le représente Alfred Dartiguenave sur la lithographie « Pâtre tricotant et marchande de beurre ». Ces chausses, dites « causses » ont la forme de guêtres, la jambe présente des points divers et plus ou moins travaillés montrant par là l’habileté de celui ou celle qui les a tricotées ; elles se terminent par un évasement, travaillé au crochet, qui vient couvrir  la chaussure, appelé « gansou ».

Pas de danse autour du pommier

Pas de danse autour du pommier

Ces chausses sont retenues au niveau du mollet par des jarretières, long cordon terminé par des glands de cannetille argentée et de soie multicolores (7couleurs). Peu nombreuses sont désormais les habilles tricoteuses ! (Avec le temps cette activité est devenue féminine.)

La coiffe ossaloise

Coiffe ossaloise

Coiffe ossaloise

En guise d’introduction, ces quelques vers extraits de la chanson de Laborde de Bielle (1801- 1854) :

Refrain :

Diu mé daü b’an cambiat hère,
Las bieilles modes d’Ossaü ;
Ta bédé mode nabère,
Nou caü plus courré ta Paü.

Las hilhottes deü cantou,
Qu’an déchat lou coutillou,
Et qué pourtéran, betleü,
Pienti, bounet ou chapeü.
Aü loc dé cape flourade,
De sacot y capulet,
A la girafle coueyfade,
Cade gouye qué bédét.
Aü loc dé pourta caucilles,
Presen dé quaùque Pastou,
A las cames qu’an las hiles,
Bach dé hioü ou de coutou.

Refrain

Aquets bèts jupous dé rase,
Las bestes dé courdeilla,
Y lous gilets hèyts à case,
Tout aco qu’at an léchat.
Hélas ! lou temps quin s’arode,
Nou cambie pas lous rouchers ;
Per qué caü dounc qué la mode,
Hasse ta tristes prougrès ?
Noustes superbés aülhès,
Habillats coum lous roulliès,
Aü loc d’esclops qu’an souliès,
Pantalous coum grénadiès.
Adiü la culotte courte,
Qui flattabe lou yarret ;
La beste tabé qu’ey mourte,
Tan-per-tan qu’an lou berrét.

La coiffure de l’ossaloise.

Autrefois les ossaloises divisaient leur chevelure en deux bandeaux égaux et la coiffaient en une longue tresse qu’elles ornaient par soucis de coquetterie d’un galon ou d’un  ruban de soie « riban de peu » orné de pampilles dorées que l’on nomme « floc de ferlinguères ».
Ainsi le ruban que l’on voit épinglé sur les châles et dépassé gracieusement du capulet  dans le dos est une survivance symbolique de cette coiffure.

La coiffe ossaloise, appelée « cohe » de dimension modeste, est en piqué blanc et sa coupe élaborée se décompose en trois parties : le fond de coiffe arrondi où un lien coulissant permet d’ajuster exactement  la coiffe à la tête de celle qui le porte, sur les côté un plissé,  » lou dentet  » doublé d’une pièce triangulaire afin de piquer les épingles maintenant le capulet,  et sur le devant une dentelle que laisse deviner le capulet.
Un galon de satin  le plus souvent rouge est noué sous le menton  pour maintenir la coiffe.

Le capulet

Le capulet

Enfin la pièce maîtresse, le capulet est, au départ,  un modeste sac cousu sur trois côtés comme le rappelle son nom en béarnais : « sacot ».
Cependant les matières nobles utilisées (notamment dans la seconde moitié du 19ème siècle) pour le fabriquer en font une pièce éclatante du costume : un beau drap de laine lustré et soyeux dont le revers est doublé de soie de Lyon  de couleur garance ou cerise. Sur un certain nombre d’entre eux on reconnaît les motifs liturgiques du pain (les épis de blés) et du vin (les feuilles de vignes et le raisin).

Avec l’âge ou bien à l’occasion d’un deuil, l’ossaloise se coiffe d’un capulet noir de même facture que le précédent.

Petite bibliographie :

  • De Robert Brefeil, Images folkloriques d’Ossau, éditions Marrimpouey jeune, 1972
  • De François Capdevielle, La vallée d’Ossau, Librairie générale, Paris, 1891, réédition en 1990 par Libro-Liber, Bayonne
  • De Jean Vignau-Lous, Costumes des vallées béarnaises, Les cahiers du musée du maïs n°2, 1991
  • De Philippe Guilbaud, Belle Ossaloise, éditions Gypaète, 2003.
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